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  Sur cette page, vous trouverez les grands faits marquants l'histoire de Bouvignes. Pour de plus amples explications au sujet de l’histoire du village, je vous invite à découvrir la page « La revue » (Les Échos de Crèvecœur).

   La réalisation de cette page se veut un rappel de ce qu'était la ville de Bouvignes au temps de sa splendeur, de sa force et les divers évènements qui ont précipités son déclin.

   Ci-contre, photo d'une pièce en cuivre. Cet écusson d'une largeur de +/-35 cm, représente les armoiries de la ville de Bouvignes. Photo généreusement offerte par Monsieur Morren Jean, petit fils de Morren Eugène qui fut bourgmestre de la ville de Bouvignes jusqu'à sa mort le 31/12/1949.

 

Un peu d'histoire

Bouvignes est un village intéressant sur la rive gauche de la Meuse. Il fut jadis au centre de l'industrie du cuivre.

Saint-Lambert son église construite entre le 13è et le 16è siècle possède un choeur roman et gothique.

Maison du Bailli appelée aussi "maison espagnole", cette ancienne maison communale doit sa seconde appellation à l'époque de sa construction au 16è siècle. Elle a abrité tout un temps un musée d'histoire locale.

Ruines de Crèvecœur sur les hauteurs dominant le village se trouvent les ruines d'un ancien château fort construit au 14è siècle, mais dévasté en 1554 par les troupes du roi Henri II de France.

1213 Bouvignois nous étions 1213 Bouvignes comté de Namur devient une ville

1466 avec l'aide des Bouvignois, Charles le Téméraire assiège, pie, incendie la ville de Dinant. Massacre de 800 Dinantais jetés deux par deux dans la Meuse.

1552 début des conflits entre la France et l'Espagne. Le roi Henri II demande le passage, refus de la ville de Dinant qui sera partiellement détruite. La ville de Bouvignes sera détruite et les Dinantais recueillent les rescapés.

1910 ayant été la propriété successive de notables, la ville de Bouvignes décide le rachat de la maison espagnole afin d'y installer sa maison communale.

1964 Bouvignois nous resterons lors de la fusion des communes, Bouvignes est depuis rattaché à l'entité de Dinant. Mais dans le coeur des Bouvignois, nous resterons toujours Bouvignois. Cette épitaphe est gravée dans la pierre sur la partie supérieure de la porte d'entrée de la maison espagnole.

 

 Remerciement à  M.Pascal saint-Amand pour la notice offerte pour améliorer le contenu de cette page.

 

Petite notice historique

 

   C'est dans la nuit des temps que se perdent les origines de Bouvignes. L'occupation de son sol par les hommes de la préhistoire est attestée par des découvertes faites en 1867 dans une caverne au nord de la localité. Sous l'occupation romaine, il existait un gué sur la Meuse et il est probable qu'un petit habitat y était lié. En 1897, la découverte de sépultures mérovingiennes, au lieu-dit Bouyet, vint confirmer que la vie sous les Mérovingiens s'est bien développé sur le territoire de Bouvignes. D'un point de vue étymologique, Bouvignes viendrait de Boviniacum, nom d'origine germanique, se rattachant à l'époque franque. Un certain Bovon, habitant le lieu pourrait en avoir déterminé le nom.

   Ce ne fut que dans le courant du Xè siècle que Bouvignes échut aux comtes de Namur. Ils lui accordèrent ses premiers privilèges en 1213. Le donjon du château féodal fut construit au XIIè siècle, sur un promontoire rocheux dominant la petite bourgade en développement. L'évolution de ce vaste château se poursuivra jusqu'au XVè siècle. Peu à peu, la ville s'entoura de murailles, de tours et de portes. On situe généralement la construction de l'église Saint-Lambert vers 1200, mais des indices laissent supposer l'existence d'un édifice plus ancien.

   Très tôt, la petite cité développa la batterie du cuivre, industrie qui fit sa puissance et sa  renommée pendant près de trois siècles. Ce fut aussi le début d'une guerre interminable avec Dinant, sa rivale liégeoise, pour"Soy mesler d'un mesme métier de basterie". Ce fut durant ces luttes incessantes que les Dinantaise érigèrent la tour de Montorgueil. Elle était située sur le versant opposé de la vallée, face à Bouvignes. A la même époque, vers 1320, en guise de représailles, les Bouvignois bâtirent, lui faisant front, la tour de Crèvecœur. Le prince évêque de Liège, avec le renfort des Dinantais, assiégea vainement Bouvignes en 1321. Les armées liégeoise n'eurent guère plus de chance en juillet 1430 lorsqu'elles battirent pendant près d'un mois les murailles de la ville, sans succès. En 1430, Philippe le Bon, Duc de Bourgogne acheta le comté de Namur et Bouvignes entra alors dans les possessions de la Maison de Bourgogne.

   Sous le règne de Charles Quint, la cité, qui avait mis profit la destruction de sa rivale en 1466, fut à l'apogée de sa puissance économique. Mais cette prospérité fut de courte durée car le roi de France, Henri II projeta d'envahir les Pays-Bas espagnols. A  la tête d'une armée considérable, il arriva sous les murs de la ville le 8 juillet 1554. Les habitants durent céder sous les coups de l'artillerie française et le jour même, la ville fut emportée et mise à sac. Rentrée sous l'autorité de Charles Quint peu de temps après, la malheureuse cité était ruinée et dépeuplée. Elle sera pourtant reconstruite et conservera un plan très caractéristique des villes neuves médiévales.

      Hélas, elle n'était pas encore au bout de ses peines. Elle subira de nouveaux assauts; en 1578, ordonnés par Don Juan d'Autriche, en 1649 et 1655 lors de réoccupations de la ville par les Français. En 1683, elle essuya une nouvelle attaque des Français alors qu'ils occupaient Dinant. Finalement, ils restitueront Bouvignes à l'Espagne le 24 janvier 1698.

   Son déclin était annoncé et il se poursuivra sous la période autrichienne, en dépit des nombreux privilèges qui lui furent accordés. Lentement, Bouvignes sera reléguée au rang de bourgade et ne retrouvera jamais sa splendeur d'antan.

      Au lendemain de l'indépendance de la Belgique, elle sera constituée en commune et sa population avoisinera les 800 âmes. Elle n'échappera pas aux massacres et aux destructions des guerres de 1914 et 1940. Le 1er janvier 1964, l'ironie du sort voudra que Bouvignes disparaisse en tant qu'entité autonome et devienne une section de la ville de Dinant, son ancienne rivale....

Pascal Saint-Amand

 

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